Le Conseil départemental de la Mayenne est propriétaire du Lac de Haute Mayenne créé par le barrage de SAINT-FRAIMBAULT-DE-PRIÈRES.
La vocation première de cette retenue est le soutien d’étiage de la rivière Mayenne pour l’alimentation en eau potable.
Cette retenue a été identifiée au SDAGE comme sensible à l’eutrophisation et particulièrement exposée au stockage du phosphore particulaire (disposition 3B1).
Ce classement implique (disposition 1A1) :
- l’identification des zones dans lesquelles l’érosion diffuse des sols agricoles est de nature à compromettre la réalisation des objectifs de bon état, y compris du fait de l’envasement du lit ou d’un colmatage du substrat ;
- l’établissement de l’inventaire des éléments qui limitent l’érosion des sols et le ruissellement tels que les haies, les talus et les espaces tampons ;
- l’établissement de plans d’actions en mobilisant l’expertise agronomique.
Une étude globale des sources de phosphore a été conduite en 2018-2019 à l’échelle du bassin versant du Lac de Haute Mayenne afin d’identifier les secteurs prioritaires. Cette étude a permis d’estimer que les flux de phosphore liés à l’érosion diffuse des sols représentent environ 90% des flux totaux.
Trois études diagnostic détaillées ont été conduites sur le bassin versant de la Colmont, sur les bassins de l’Aisne et de l’Anglaine puis sur les bassins versants de la Varenne aval, de Pont Barrabé, de l’Ortel et du Menil-Roullé. Une quatrième étude diagnostic est en cours et concerne la Mayenne et de ses affluents entre le barrage de St Fraimbault et la confluence de la Gourbe.
Ces démarches sont inscrites à l’accord territorial Mayenne amont et au LIFE REVERS’EAU régional. Les futurs programmes d’actions de ces collectivités pourront s’appuyer sur les conclusions de la présente étude. Le diagnostic repose en grande partie sur un travail de terrain pour identifier les risques de transfert effectifs du phosphore vers le réseau hydrographique pour cibler ensuite les actions. Les techniciens locaux des communautés de communes, des collectivités eau potable et des syndicat de bassin sont associés au diagnostic afin de faciliter l’appropriation des résultats et pistes d’actions.