L’ensemble du bassin versant de la Mayenne est classé en situation de crise.

Malgré quelques pluies récentes, la situation demeure critique et appelle à maintenir les bons gestes pour économiser l’eau.

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Une qualité de l’eau de la rivière dégradée

La rivière est marquée par la présence de cyanobactéries qui se développent à cause de températures élevées, de nutriments disponibles (phosphore et azote) et d’un manque de renouvellement de l’eau (eaux stagnantes en lien avec des débits très faibles).

Leur présence nécessite des adaptations de traitement pour la production d’eau potable : augmentation des doses de réactifs, lavages plus fréquents des filtres et difficultés pour la gestion des terres de décantation issues des filières de traitement.

Aucune microcystine, toxine liée aux cyanobactéries, n’a toutefois été détectée sur les eaux traitées.

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Crédits photos : © Mickaël Cruchon

Une augmentation des consommations d’eau potable

On observe des pics de consommation sur le réseau d’eau potable en lien avec les épisodes de canicules qui s’expliquent par :

Situation du lac de Haute Mayenne

Le lac de Haute Mayenne joue le rôle de soutien du débit de la rivière Mayenne pour compenser les prélèvements destinés à l’alimentation en eau potable.

Début septembre, son taux de remplissage atteignait 50 %, avec près de 1,34 million de m³ encore disponibles. Le soutien est actif depuis le 9 juillet et a été particulièrement sollicité entre la fin juillet et la mi-août.

Même si les pluies ont temporairement stabilisé le niveau du lac, les débits entrants restent faibles et la situation est comparable à celle observée lors de la sécheresse de 2022.

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Crédits photos : © Mickaël Cruchon

Une mobilisation adaptée des ressources en eau

Afin de soulager les prélèvements sur la rivière la Mayenne, les collectivités donnent la priorité à l’usage de ressources sans difficultés majeures ou moins impactées que la rivière la Mayenne. A titre d’exemple, les prises d’eau de la Colmont et de l’Ernée ainsi que les captages d’eau souterraines de la Régie des eaux des Coëvrons sont mobilisés.

Les niveaux des prises d’eau et les exports sont surveillés de près.

Des ressources souterraines globalement satisfaisantes

En août, les captages souterrains ne présentent pas d’inquiétude. La situation est souvent proche de 2022, mais sans crainte sur la capacité de production.

Afin d’améliorer le suivi de ces ressources stratégiques, un observatoire départemental des captages souterrains est en cours de développement.

Anticiper les prochaines sécheresses

Face aux risques croissants liés au changement climatique, plusieurs pistes d’action sont étudiées : réduction des consommations, mobilisation de ressources alternatives (carrières, forages, plans d’eau), optimisation des interconnexions entre réseaux et développement de solutions fondées sur la nature telles que la préservation des zones humides, l’agroforesterie ou la restauration des cours d’eau.